14 février 2008
Ah enfin !
En ce jour de la St-Lamentin, un super cadeau pour vous (eh oui ! deux jours d'affilée, c'est qu'on a envie d'être généreux avec le temps sublime qu'il fait en ce moment) ! Bon, n'empêche que ce "cadeau" s'est fait vachement désiré, quand même :) Espérons que le reste suive, en tout cas, j'ai hâte d'être en mai pour le vérifier !
20 avril 2007
Infernal Affairs 無間道
Alors que Karine était à Paris mardi et mercredi, je me suis retrouvé seul à Rouen comme un pauvre malheureux que j'étais. Mais j'avais eu l'excellente idée d'acheter les DVD d'Infernal Affairs 2 et 3 en prix vert à la FNAC St-Lazare. Le verdict, votre honneur ? Ils poutrent méchamment leur race !
Petit rappel pour celles et ceux qui n'auraient toujours pas vu Infernal Affairs premier du nom : il s'agit d'un des plus grand succès au box-office hong-kongais qui date de 2002 avec Tony Leung (In the mood for love entre autres) et Andy Lau, l'idole de ma frangine, deux super-méga-stars HK. Le pitch est simplissime : Ming (Andy Lau) est une taupe des Triades infiltrée dans les services de police, alors que Yau (Tony Leung) est un agent undercover dans la mafia chinoise. Chacun est chargé par son camp de traquer et de dénicher l'autre.
Plus qu'un thriller, Infernal Affairs ressemble davantage à un film d'espionnage à l'ancienne, avec un soupçon de drame psychologique avec pour thème principal la question de l'identité. Les personnages principaux sont pris entre deux feux, et aspirent à sortir de cet engrenage auquel ils ont participé. Ming, la taupe de la mafia, veut être "quelqu'un de bien", Yan veut retrouver son identité et vivre normalement. Mais cela leur est impossible. Ils sont déjà condamnés, leur âme est déjà corrompue depuis longtemps. L'un des persos disait : "Mon job c'est trahir", ça résume bien l'état de détresse de ces deux héros. Le titre original 無間道 veut dire la Voie sans fin, la Voie de l'éternelle souffrance, en rapport avec le sutra de bidule-truc qui dit que le pire des 18 enfers réservés aux mauvais est celui de la Voie sans fin.
Le scénario est diabolique et ciselé à la perfection, superbement réfléchi, il n'y a ni bon, ni mauvais. Ce film, pourtant destiné à faire des entrées et à vendre des billets, n'est absolument pas manichéen. On ne dit pas : Bidule est un gentil, Truc est un méchant. Tout est affreusement gris, dans le monde d'Infernal Affairs. Du coup, les personnages, même secondaires, ont une épaisseur psychologique rare. La mise en scène élégante et classieuse met en valeur le beau casting. En dehors des deux personnages principaux, Anthony Wong (qui joue le commissaire Wong) est excellent et Eric Tsang (Sam, le chef mafieux) qu'habituellement je ne peux pas blairer dans son rôle de bouffon à la télé HK est incroyablement bon acteur. Bref grand, que dis-je très grand film !
Du coup j'étais vachement intrigué par les deux autres. Le numéro 2 est sensé se passer avant le premier racontant comment les taupes se sont infiltrées. Enfin bref la naissance de la légende, comme il est dit sur la jaquette du dvd. Mais voilà ! pour un film à suspense, le principe de préquelle pose un petit problème : les persos qu'on retrouve dans le 1 ne doivent pas mourir ! haha ! C'était plutôt sceptique que j'ai commencé à regarder le numéro 2 qui mettent en scène les héros jeunes joués par les jeunes acteurs-chanteurs méga-idoles, genre les 2be3 mais en mieux... Finalement ce fut la claque, une claque monumentale. Le 2 est selon moi bien meilleur que le premier. L'intrigue se déroule avec pour toile de fond la rétrocession de HK à la Chine, à une époque où le monde, surtout HK, change et évolue rapidement. Le thème de la rétrocession est quelque chose de fondamentalement traumatisant pour les Hong-Kongais. Et dans Infernal Affairs 2, cet événement majeur de l'histoire de HK est capital. L'histoire ? En quelques mots : 1991, le parrain des parrains est assassiné. Son fils, Hau (Francis Ng), prend la relève avec l'aide de Sam. L'inspecteur Wong craignant le bain de sang infiltre le jeune Yan (Shawn Yue) dans la triade, pendant que Sam place son pion, Ming (Edison Chen), recommandé par sa femme Mary (Carina Lau), dans les forces de police.
Sam et le commissaire Wong sont mis en avant, bien plus que les petites taupes. Et la frontière entre le bien et le mal, déjà bien mince dans le premier film, devient totalement floue voire carrément perméable. Eric Tsang et Anthony Wong sont immenses dans ce volet. Avec eux, l'incroyable performance de Francis Ng qui est à la fois fascinant et glaçant. La mise en scène a gagné en subtilité. Moins de musique gnangnante et de flash-backs bien lourds pour expliquer le pourquoi du comment. Je suis encore sous le choc de ce film magnifique, un chef-d'oeuvre terrifiant.
Le numéro 3 conclue la saga de façon tonitruante, avec des personnages encore plus troubles et plus complexes. Ce film se passe après les événements du premier. Reprenant donc les acteurs d'origine. Alors que le premier mettait un peu plus en avant Tony Leung, le numéro 3 fait la part belle à Andy Lau. Difficile d'en parler sans spoiler, mais pour résumer, le thème de ce film est très trompeur : parle-t-il de rédemption ? Hum... moui si on veut. Ca serait davantage : comment peut-on vivre après toute une vie de mensonge et de trahison ? Drame psychologique avant tout, Infernal Affairs 3 reste dans la lignée de cette trilogie passionnante, mais d'un pessimisme effrayant. Loin des films à grand spectacle, il arrive à nous secouer par la richesse de son scénario, par l'élégance de sa réalisation et par ses acteurs formidables (à noter la présence dans le casting de Leon Lai, autre grande vedette de HK).
Pour en savoir plus sur cette saga, je vous recommande chaudement d'aller lire les critiques sur Sancho does Asia, un excellent site sur le cinéma asiatique, et sur HKMania, autre site sur les films made in Asia.
Pour finir, un petit cadeau : le générique de fin de premier film interprété par les deux acteurs principaux :)
06 avril 2007
Pop ! goes my heart
Bon, c'est plutôt commun (parce que tout le monde en parle et que la vidéo traîne sur youtube et dailymotion depuis des siècles), mais on adore ce clip ! Et le film qui va avec :)
Il y aurait beaucoup à dire sur le Come Back, titre tout pourri en français (Music & Lyrics en VO et traduit par Couple et couplets au Québec, ce qui est quand même vachement plus original et plus sympa).
C'est l'histoire d'Alex (interprété par l'innénarrable Hugh Grant, tout en auto-dérision), un vague chanteur d'un boy's band des 80's (dans le genre Wham !) qui tente de revenir sur le devant de la scène en essayant d'écrire une chanson pour une jeune chanteuse, une espèce de mélange bizarre de Brit-brit, de Lorie et Ravi Shankar, en plus sexy (l'actrice est d'ailleurs super mignonne). Il tombe sur Sophie (délicieuse Drew Barrymore), une jeune femme totalement à l'ouest, mais douée pour faire des rimes.
C'est une comédie romantique assez classique, mais l'ambiance est formidable, et les acteurs sont vraiment enthousiasmants. Les chansons sont de très bons pastiches de ce qui se faisait à l'époque (notamment une qui rappelle vachement Careless Whisper) et le clip de Pop ! Goes my Heart n'a rien à envier en matière de ridicule à the New Kids on the Block & co :D
















